
Nombre de pièces
Pour une hauteur d'étage de 2,60 à 2,80 m, on compte en général 14 à 16 marches de 17 à 18 cm. Chaque marche est une pièce : débit dans la tranche, nez poli, parfois deux rainures antidérapantes. La contremarche en est une autre, plus fine. Un escalier de 15 marches habillé en entier, c'est au moins 30 éléments, sans le palier ni les plinthes.
La pierre elle-même pèse peu dans le total. Quinze marches de 90 cm de large sur 28 cm de giron font à peine 4 m² de marbre, plus un peu plus de 2 m² de contremarches. Le reste, c'est le temps d'atelier par pièce, le relevé et la pose.
Droit, quart tournant, hélicoïdal
Sur un escalier droit, toutes les marches ont la même forme. On les découpe en série dans les mêmes tranches et on peut faire courir la veine d'une marche à l'autre.
Sur un quart tournant, les marches balancées n'ont ni la même largeur ni le même angle. On relève un gabarit pour chacune, en contreplaqué fin ou par relevé numérique, et on découpe chaque pièce à part. Il y a plus de chutes et plus d'heures. Un demi-tournant double cet effet.
L'hélicoïdal et l'escalier suspendu suivent une autre logique, la structure porteuse, béton, acier ou limon central, se dessine avant la pierre. Notre escalier suspendu en onyx est de cette famille, l'étude y compte autant que la pierre.
Épaisseur
Sur un escalier béton existant, la structure porte déjà. Une marche de 2 cm collée au mortier-colle suffit le plus souvent. Pour un aspect massif, on épaissit le nez à 4 cm par une retombée collée en onglet.
Quand la marche travaille en porte-à-faux ou repose sur deux appuis métalliques, on passe à 3 cm ou plus, et c'est le calcul de structure qui décide. En 3 cm, un marbre pèse environ 80 kg au m², une marche de 100 × 30 cm approche les 24 kg. Ça se monte à la main, étage par étage, et ça compte dans le temps de pose.
Choix de la pierre
Changer de pierre fait bouger le devis, souvent moins que passer d'un escalier droit à un balancé. On choisit surtout à l'usage. Le marbre, tendre, se raye sous le sable rapporté du jardin. Le granit encaisse mieux les chaussures d'extérieur, c'est la pierre qu'on conseille pour l'escalier qui part de l'entrée. Le travertin, plus chaud au pied, veut des trous bien rebouchés sur le nez, là où l'usure attaque en premier. Voir les fiches granit et travertin.
Antidérapant
Un marbre poli mouillé glisse. À l'intérieur, on a trois réponses : une finition adoucie sur toute la marche, deux ou trois rainures usinées près du nez, ou une bande rapportée. Dehors, on part sur un granit flammé ou bouchardé. La glissance se mesure au pendule selon la NF EN 14231. Chaque option ajoute un usinage, on la fait apparaître ligne par ligne sur le devis.
Pose
Avant la pierre, il y a la dépose, moquette, carrelage ou bois collé. Les marches béton anciennes sont rarement régulières. Un écart de 1 ou 2 cm d'une contremarche à l'autre se rattrape au ragréage, sinon le pied le sent. On vérifie le confort avec la règle de Blondel, 2 hauteurs plus 1 giron entre 60 et 64 cm. Les plinthes rampantes sont découpées en crémaillère pour suivre chaque marche, le palier sort souvent de la même tranche. Après collage, l'escalier reste fermé quelques heures à 24 h selon le mortier-colle.
Pour votre demande
- hauteur totale et largeur de passage ;
- nombre de marches et forme, droit, quart ou demi-tournant ;
- support actuel, béton brut, carrelage, bois ;
- ce qu'on habille, marches, contremarches, palier, plinthes ;
- pierre et finition envisagées, intérieur ou extérieur ;
- trois ou quatre photos prises du bas et du haut.
Avec ça, le formulaire de devis suffit pour une première estimation gratuite, confirmée par un relevé chez vous. On se déplace depuis La Chapelle-Saint-Luc dans tout le Grand Est et à Paris. Détail de la prestation sur la page escalier en marbre, ou appelez le 07 45 20 76 39.


